
![]() Habitat au Sahel (région du nord) | ![]() Habitat au centre |
Pour se protéger des intempéries, l'homme s'est construit un abri. Cet abri a évolué avec l'évolution de l'homme. Ainsi à travers la culture, la civilisation, l'abri a progressivement évolué pour devenir des demeures ; Ces demeures sont devenues aujourd'hui des résidences.
Au Burkina Faso, on distingue deux zones d'habitat : l'habitat en zone rurale et l'habitat en zone urbaine.
L'habitat de type traditionnel est très varié et caractérise chaque région et ethnie. On peut regrouper les différents types d'habitat de la zone rurale en trois grands groupes suivant les formes et les toitures.
Type 1 :
Se situe au grand Nord du Burkina : Ce sont généralement des habitations temporaires
en forme de dôme, ou de tente qui reflettent le mode de vie de la société du milieu
(société nomade). Il s'agit de l'habitat Peulh et Touareg.
Type 2 : Se
rencontre au centre : ce sont des habitations de forme circulaire et à toiture conique en
paille. Ce genre d'habitat se retrouve chez les Mossés, les Bissa, les
Gourmanchés. Cet
habitat comporte des nuances et des variantes suivant la technique et la maîtrise de
l'art de construire des différents groupes ethniques.
Type 3 : Se
situant au Sud et à l'ouest ; cette zone se caractérise par plusieurs variantes
d'habitat qui ont en commun la forme orthogonale avec une toiture plane en armagasme
(mélange de terre d'eau, et de bouse de vache). C'est cet habitat que l'on retrouve chez
les Bobo, Lobi-Dagara, Gourounsi, Samo, Marka. À chaque groupe ethnique correspondant une
certaine variante.
Le développement économique des régions de l'Ouest et du Sud a
fait que des possibilités existent et que le niveau d'évolution se traduirt
à travers son habitat. En dehors de la forme on remarque que la décoration occupe une place
très importante dans cet habitat. Elle correspond à une
volonté désirée de traduire
les symboles de la société.
En zone rurale l'habitat tire ses matériaux de la nature. Aujourd'hui on constate l'introduction de matériaux importés tels que la tôle ondulée en couverture.
En ville l'habitat traditionnel a subi de grandes mutations. L'habitat est composée de logement, des équipements, des infrastructures d'accompagnement et des immeubles. Cet habitat est parfois l'oeuvre d'architectes, d'urbanistes et d'ingénieurs. Il est très varié dans ses formes, styles et standing. Bien que de style moderne il tire son inspiration de l'habitat traditionnel. on peut dénombrer plusieurs types de logements.
Logement de type traditionnel :
Se trouve dans les quartiers populaires dans les zones non loties, généralement construit en banco crépis en ciment ou en banco avec toiture en tôle.
Logement de type moyen standing :
Se rencontre dans les zones loties c'est la synthèse du type traditionnel et du type moderne : ce sont des logements construits en banco amélioré ou en matériaux définitifs (agglos de ciment), avec toiture en tôle. Les ouvertures sont en menuiseries métalliques.
Logement de type grand standing :
Se rencontre dans les quartiers résidentiels, et dans les quartiers lotis. Ce sont des logements coûteux et plus durables. Construits en matériaux définitifs avec toiture en tôle et faux plafond (contreplaqué ou staff) ou en dalle. Les ouvertures sont en menuiserie métalliques vitrées ou en alu vitrée avec tout le confort. On trouve aussi quelques immeubles à usage de logements collectifs.
Equipements :
Les bâtiments à usage de bureaux, commerce, équipements sociaux boutiques etc... sont réalisés en immeuble d'un à plusieurs étages dont la plupart est au centre ville. Ils donnent l'aspect "cosmopolite à la ville".
Politique de l'habitat
Dans l'objectif de fournir un logement descend à tous, de 1984 à 199O l'état s'est investi dans la réalisation de logements sociaux en grand nombre à travers les différentes cités (AN II, AN III, AN IV. A. et B, 1200 logements, Song-taaba, Logement SOCOGIB, etc... et dans l'aménagement des quartiers périphériques spontannés par des opérations de lotissements.
Depuis lors la politique de l'habitat est basée sur :
un désengagement progressif de l'état dans la production du logement
l'appui, et la promotion des promoteurs immobiliers privés dans la réalisation des logements.
la viabilisation des parcelles et leur vente aux ménages et aux opérateurs économiques (Projet Ouaga 2000, SOCOGIB, aujourd'hui la SONATUR)
la promotion des matériaux locaux (projet locomat), avec pour objectif, amoindrir les coûts et rendre accessible à la population un logement décent.