La préhistoire et ses prolongements dans les temps historiques




Plusieurs découvertes de preuves de culture matérielle ont été faites à travers le pays, mais elles ne sont pas toutes datées avec précision, et les prospections sont encore très limitées à travers le territoire.

Il y a 12 000 à 5 000 ans BP, vivaient des chasseurs cueilleurs au Nord Ouest du Burkina Faso ; des outils très anciens composés de racloirs, de grattoirs, de pointes et de burins, découverts en 1973 par A. BASSEY sur le site du RIM, attestent de cette existence assez reculée.

Vers 3 600 et 2 600 BP, les ancêtres connus des burkinabè se sédentarisent. Il s’agirait des hommes du néolithique  qui commencent à pratiquer l’agriculture. Des traces de construction sur le sol suggère une implantation plus ou moins longue.

Entre 1 500 et 1 000 BP, les ancêtres connus des burkinbè amorcent leur révolution spirituelle et technologique : des témoignages de préoccupations spirituelles apparaissent à travers des restes d’inhumations auxquelles sont associés des objets en pierre polie. Ces hommes utilisaient des objets en fer et de la céramique en guise d’ustensil.

D’autres régions du Burkina Faso ont livré des traces de cultures humaines : site de Sindou au sud-ouest et de la mare d’Oursi dans le nord.

Au tout début du premier millénaire s’amorce la phase de transition vers le temps historiques, où l’on situe les peuples actuels du pays. Dans la région du centre-nord du nord et du nord-ouest de nombreux vestiges découvertes sont attribués aux  Dogons qui ont quitté la région entre le XV et XVI siècle de notre ère pour se regrouper dans les falaises de Bandiagara où ils constituent une communauté très connue des historiens.

Des restes de murailles sont localisées dans le sud-ouest du Burkina (Loropéni, Gaoua) et en Côte d'Ivoire. Depuis le début du siècle, des spéculations sont faites autour des éventuels propriétaires de ruines qui furent identifiés tour à tour comme étant des population étrangères au continent : arabes, Phéniciens, Egyptiens, Hollandais, Portugais ; ensuite aux Koulango qui ont précédés les   Gan et les Lobi-Dagara, dans la région. Les dernières hypothèses attribuent aux Lobi, la paternité des ruines. Mais les techniques utilisées et les datations n’autorisent pas des conclusions définitives.



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